Comment l’activité physique peut t’aider à sortir du burn-out ?

Faire du sport juste après un burn-out n’apparaît pas comme une évidence, et pourtant… Evidemment il ne s’agit pas de se jeter à corps perdu dans le sport ! De toute façon, l’épuisement physique et psychologique que l’on vit nous donne peu de chance de finir le marathon de New York… Il s’agit ici d’une activité physique adaptée, progressive pour sortir de l’état de fatigue, retrouver de l’énergie et profiter de tous ses bienfaits. Quels sont ces bienfaits ? En voici au moins 5 ci-dessous qui montrent que faire du sport ou pratiquer une activité physique peut aider à sortir du burn-out.

1- Renouer avec son corps et créer de l’énergie

Le burn-out est une sorte de divorce entre le mental qui résiste et le corps qui lâche soudainement. Personnellement, mon burn-out s’est surtout manifesté par une maladie inexplicable au foie qui m’a clouée au lit, pourtant, avant cet événement, je n’envisageais nullement de quitter mon travail (malgré la surcharge !), de revoir mes habitudes ou ma façon de vivre : je voulais continuer même si je sentais que ça n’allait pas très bien (surmenage, charge mentale importante, troubles du sommeil, palpitations, fatigue intense, infections régulières, stress constant, irritabilité, mal-être etc.). A vrai dire, je n’ai pas compris ce qui m’arrivait… D’un seul coup, mon corps m’a lâchée, il ne me suivait plus et je ne me reconnaissais plus. La maladie passée, la reprise progressive d’une activité physique m’a aidée à réinvestir mon corps, à m’y reconnecter, à retrouver de l’énergie, à me remettre du burn-out d’un point de vue physique.

Pour se reconnecter à son corps et créer une nouvelle énergie, on favorisera une activité physique qui permet de :

  • travailler la respiration avec des exercices associant mouvement et respiration, en posant l’inspiration et l’expiration sur les différents moments du mouvement,
  • travailler la posture,
  • prendre conscience des différentes parties du corps, des appuis, des muscles sollicités et engagés,
  • bouger, se mettre en mouvement car le mouvement crée l’énergie.

Dans ce type de travail, le rythme des exercices est assez lent pour favoriser ce travail en conscience, donc l’intensité est faible à modéré, ce qui permet de respecter l’état de forme du moment.

2- Améliorer la confiance en soi et en ses capacités

Après un burn-out, on a perdu en énergie, on ne parvient plus à encaisser, à supporter, à faire comme « avant » que ce soit physiquement, dans le travail ou même dans la vie de tous les jours. C’est normal, il va falloir du temps pour se reconstruire mais en attendant notre confiance en soi en prend un coup.

Faire de l’exercice physique peut nous aider à sortir du burn-out d’un point de vue psychologique en améliorant notre confiance en soi et en nos capacités. En choisissant une activité physique ou sportive adaptée à notre état de forme et à notre niveau d’énergie, on se rend compte qu’on parvient à faire les exercices, qu’on progresse à chaque séance, qu’on a un peu plus d’énergie au quotidien, que notre corps réagit de mieux en mieux à l’effort. Parfois on s’étonne en se rendant compte que l’on parvient à faire mieux que ce que l’on pensait.

Ainsi, quand la pratique d’une activité sportive devient régulière, de nouvelles sensations positives nous envahissent : une sensation de compétence, de meilleure maîtrise de son corps, une nouvelle estime de soi, une meilleure réaction aux stress de la vie.

3- Evacuer le stress, améliorer le moral et prévenir une rechute

Il est désormais reconnu que la pratique d’un sport agit sur le niveau de stress. En effet, il diminue le taux de cortisol, l’hormone du stress par excellence (dont on peut connaître le dosage par simple prise de sang).

L’exercice physique favorise également la sécrétion d’autres neurotransmetteurs :

  • d’endorphine, l’hormone du bien-être. Elle stimule l’énergie, combat la douleur et réduit aussi l’effet du stress,
  • de dopamine, l’hormone de l’action, du plaisir et de la récompense,
  • de sérotonine qui joue un rôle majeur sur la détente, la bonne humeur et la régulation du cycle veille / sommeil.

Ainsi la sensation de bien-être perçue pendant l’exercice permet, le plus souvent, l’entrée dans un cercle vertueux. L’état de santé général est meilleur, l’humeur s’en ressent et le besoin de prolonger cet état s’installe.

Faire du sport est donc une des clés pour lutter contre le burn-out et prévenir une rechute.

4- Prendre soin de son corps et de son hygiène de vie

C’est un peu une évidence mais « ça va toujours mieux en le disant », la pratique d’une activité physique ou sportive participe à une bonne hygiène de vie et permet de prendre soin de son corps.

Au moment du burn-out, le corps nous lâche (fatigue intense et/ou maladies fréquentes), et ce phénomène s’accompagne éventuellement d’une prise ou d’une perte de poids. Pour remonter la pente, il est nécessaire de prendre soin de soi, de se faire du bien, ce qui implique de prendre soin de son corps. Comme nous l’avons vu au plus haut, l’exercice physique peut nous aider à renouer avec son corps, à le réinvestir, à créer de l’énergie. Il contribue également à en prendre soin : nous sommes faits pour bouger ; la sédentarité est néfaste pour notre corps, pour notre santé. Une bonne hygiène de vie inclut nécessairement une activité physique régulière qu’il faudra adapter à notre niveau de forme et d’énergie, l’essentiel étant de bouger.

5- Doper le cerveau

Une activité physique régulière améliore l’humeur et diminue les symptômes dépressifs. Depuis dix ans, les scientifiques ont découvert des éléments sur la façon dont l’exercice physique modifie le cerveau. À la seconde où vous démarrez une activité physique, la chimie du corps commence à changer. Le sport accélère la fréquence cardiaque et disperse davantage le sang, l’oxygène, les hormones et les neuromédiateurs dans l’ensemble de l’organisme. Sur le moment, ce dernier réagit à l’exercice comme à une forme de stress – mais qui, au final, est bénéfique. Les études suggèrent que l’exercice modéré régulier provoque un meilleur câblage du cerveau et une activation du système immunitaire qui rendent le corps plus performant dans la lutte contre les tensions physiques et mentales.

À certains égards, le sport a des effets chimiques comparables à ceux des antidépresseurs.

Les antidépresseurs, en augmentant les concentrations de sérotonine et d’autres neurotransmetteurs, stimuleraient la prolifération neuronale. D’autres travaux réalisés chez l’homme et l’animal ont montré que l’exercice physique favorise également la création de nouveaux neurones dans certaines régions de l’hippocampe, ainsi que dans différentes aires du cortex. Le sport engendre aussi la production de nouvelles cellules sanguines et une irrigation plus efficace du système nerveux, et, par conséquent, prolonge la durée de vie des neurones.

Enfin, la cerise sur le gâteau : faire du sport stimule les facultés mentales ! Loin du « gros biscotos donc pas de cerveau », on renoue davantage avec « un esprit sain dans un corps sain ».

Les recherches en neuroscience ont montré tout l’intérêt de la pratique sportive pour notre cerveau. En effet, les chercheurs ont démontré que l’introduction d’un programme d’activité physique de 2 ou 3 séances par semaine améliore les capacités cognitives et que sa suppression entraîne une chute de ces capacités cognitives pour un retour à leur niveau initial.

Le neuroscientifique John Médina, dans son livre « Les pouvoirs cachés du cerveau » (Leducs éditions), résume en 4 principaux points les liens entre l’exercice physique sur nos facultés mentales :

  • Notre cerveau est fait pour un corps en mouvement.
  • Si vous voulez améliorer vos capacités intellectuelles, un seul conseil : bougez.
  • L’exercice physique augmente l’afflux de sang vers le cerveau, lui apportant davantage de glucose pour couvrir ses besoins énergétiques et davantage d’oxygène pour absorber les électrons toxiques en surnombre. Il stimule aussi l’action de la protéine responsable du maintien des connexions entre les neurones.
  • Pratiquer des exercices d’endurance deux fois par semaine suffit à réduire les risques de maladies mentales : baisse de 50% le risque d’être atteint de démence sénile et de 60% celui de développer la maladie d’Alzheimer.

Donc après la phase obligatoire de repos, faire du sport ou une activité physique peut aider à sortir du burn-out plus facilement, à le mettre loin derrière soi grâce aux nombreux bienfaits générés et à l’énergie que la pratique sportive procure.

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Pour bien démarrer

Mon quiz gratuit pour découvrir quel type d’activité physique ou sportive te permettra de renouer avec ton corps et de retrouver de l’énergie !

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