Quels sont les signes d’un burn-out ?

Le burn-out, la « nouvelle maladie du siècle », fait de plus en plus parler de lui. Il pourrait se définir comme une sorte de divorce brutal entre le corps et le mental : le corps dit « Stop ! » haut et fort, tandis que le mental veut continuer à poursuivre les activités habituelles, à tout mener de front. Il se traduit par un état d’épuisement physique et psychologique total, par une incapacité physique à assurer le quotidien, menant à un arrêt maladie prolongé. Avant d’en arriver là, des signes d’un burn-out approchant ont été envoyés par le corps et certaines situations devraient mettre en alerte et inviter à ralentir. Ces signes avant-coureurs, à prendre en considération et à ne pas négliger, sont multiples et peuvent se cumuler.

Un des signes fort d’un risque de burn-out : Stressé(e) en permanence

Tu vis constamment sur les nerfs, avec une pression qui peut se faire sentir dès le matin. Décompresser devient de plus en plus difficile. Tu perds vite patience, tu t’énerves pour des petits riens, tu deviens de plus en plus irritable voire agressif(ve), le moindre contretemps peut te mettre dans tous tes états. Tu exploses pour un verre cassé, une parole maladroite, un plat un peu raté, etc. Parfois, c’est l’entourage et les proches qui trinquent en leur faisant subir des crises de nerfs incompréhensibles pour une banalité.

Personnellement ce stress omniprésent se manifestait au travail car la charge de travail et la charge mentale étaient importantes. Je vivais avec la sensation d’être tout le temps dans le « rush », d’être en retard sur tout, je me mettais une pression de dingue, toute seule, qui venait s’ajouter aux pressions extérieures ! Ne pouvant pas décharger ce stress sur mes collaborateurs et mes collègues (du moins, j’essayais), c’est à la maison que j’explosais : mon mari et ma fille n’avaient qu’à bien se ternir ! Certains soirs, je leur faisais vivre un enfer !

La vie devient un enchaînement constant d’obligations

Tu n’as plus de temps pour toi, tu as la sensation de manquer de temps pour tout ce que tu dois faire, donc de courir après le temps, de multiplier et d’enchaîner les obligations sans pouvoir te poser un instant pour reprendre ton souffle, te faire du bien, prendre soin de toi. La vie est une suite de « il faut », « je dois ». Tu es un peu comme le hamster qui court dans sa roue et ne s’arrête plus. Au quotidien, cela devient pesant, étouffant et peut être relié au facteur suivant : perte de sens et de plaisir.

Disparition du plaisir et perte de sens

Tu enchaînes en effet les tâches, les activités, les dossiers, etc. mais la réalisation de toutes ses actions ne déclenche pas de satisfaction, de plaisir, de fierté. Même le projet sur lequel tu bosses depuis des mois et qui vient enfin de se concrétiser ne te touche pas plus que ça ; au mieux, on te dit « cool, ça, s’est fait ! », puis « next ! ».

Au delà de ne plus retirer de satisfaction dans ce que tu fais, tu sens que dans le fond, tu n’es pas à ta place, tu n’es pas là où tu voudrais être, tu ne fais pas ce que tu as envie de faire (même si tu ne sais pas vraiment identifier ce que tu voudrais faire).

Evidemment, tu peux chercher à temporiser, à te rassurer « je ne suis pas trop mal dans cette boîte », « j’ai un bon salaire », « je m’entends bien avec mes collègues, il y a une bonne ambiance », etc. Mais tes actions, tes tâches ne correspondent pas ou plus avec tes valeurs profondes, avec tes envies profondes (même si elles ne sont pas toujours claires) ; ce que tu fais ne t’inspire pas ou plus, a perdu son sens. Tu éprouves alors un certain désintérêt voire un sentiment d’inutilité.

Je me suis rendue compte de ce « symptôme » quand je devais décrire mon job et ce que je faisais au boulot. Je sortais cette phrase dans 90% des cas : « je passe mes journées à faire des réunions et des mails. Je travaille sur des projets qui n’aboutissent jamais » et parfois j’allais jusqu’à conclure « bref, ce que je fais, ça ne sert à rien ! ».

Sentiment d’isolement et désocialisation

C’est un des signaux d’un état d’épuisement latent à ne pas négliger car il résulte souvent du cumul des signes précédents. Être constamment stressé(e), énervé(e), prêt(e) à en découdre pour un rien, passer son temps dans le travail auquel on ne trouve plus de sens ou d’intérêt, supprimer les moments de plaisir et de partage expliquent aisément qu’on se coupe des autres, voire même de son entourage proche.

Personnellement je suis allée très loin pour faire face à la charge de travail que je voulais absorber par tous les moyens. Je me disais notamment que je pourrais travailler plus si je vivais seule, sans mon mari et sans ma fille ; je pourrais ainsi me consacrer entièrement à mon travail. M’épuiser à la tâche était devenu mon but ultime ! J’ai senti à ce moment qu’il y avait un réel problème.

Dégradation de la qualité du sommeil

Tu dors moins bien, le sommeil est plus agité. Il t’arrive souvent de te réveiller en ressassant en boucle un problème, une situation. Des insomnies régulières peuvent se déclencher et c’est un cercle vicieux qui commence. Tu te sens plus fatigué(e), plus irritable, plus stressé(e). Les week-ends et même les congés deviennent insuffisants pour récupérer. Tu ne sors plus de ta fatigue qui devient chronique.

Dégradation de l’hygiène de vie

La qualité de vie se dégrade : tu cours partout, tu dors moins bien, et souvent tu manges n’importe quoi, la plupart du temps sur le pouce (car pas le temps !). Tu t’es tellement enfermé(e) dans les obligations que tu a laissé tomber toutes les activités annexes (sport, lecture, voir les amis ou la famille, hobbies, etc.), l’activité physique est passée à la trappe. Résultat : tu te sens mal dans ton corps.

Personnellement, j’avais remarqué que je transpirais abondamment, beaucoup plus qu’avant : une prise de parole en réunion, une conversation avec ma chef, un échange d’opinions avec un collègue, etc. me faisait transpirer comme si je faisais mon jogging !

Des maladies fréquentes et des infections à répétition

Un des signaux éventuels transmis par le corps et à prendre en considération est le fait que tu tombes plus souvent malade. Les petits maux de l’hiver (angine, rhino-pharyngite, gastro, etc.) ont tendance à se répéter, à se multiplier. Les infections entrent pratiquement dans le quotidien. Souvent, la maladie se déclenche étrangement les week-ends ou pendant les congés.

Ce phénomène est notamment lié au stress permanent. En effet, un état de stress constant élevé affaiblit notre système immunitaire, d’où le risque accru d’infections.

Avant de faire mon burn-out, mon corps m’avait envoyé des alertes qui sont devenues de plus en plus fortes : gastro et angines à répétition, infection dentaire, pyélonéphrite (infection au rein qui m’a valu une visite en urgence à l’hôpital), palpitations (tachycardie). Il m’a fallu un gros problème au foie (plus de 4 mois d’arrêt) pour me stopper…

Si on ne prend pas en compte ces signes d’un burn-out qui menace…

… le corps réagit violemment. Puisque les alertes précédentes n’ont rien donné, il frappe un grand coup. Un organe interne vital se trouve touché : cœur, foie, poumons, reins, par une maladie qui nécessitera plusieurs mois de convalescence. Il se peut aussi qu’un matin, tu ne puisses plus te lever du lit comme si une dalle de béton t’était tombée dessus ; tu te retrouves dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit, à part dormir et comater. Ta réserve d’énergie a atteint sa limite : il n’y en a plus, tu as tout épuisé sans avoir pu la régénérer suffisamment. Le corps a atteint ses limites et il ne peut plus suivre.

Cependant si tu constates plusieurs de ces signes, si tu en prends conscience, il est encore temps d’agir. On peut rarement tout stopper et partir trois semaines au soleil (si c’est possible, on fonce !), mais il est nécessaire d’alléger l’emploi du temps, d’en faire moins et de se s’organiser autrement.

S’il est malheureusement trop tard, cet article peut t’intéresser : Les étapes pour sortir du burn-out

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